Sainte Lydie

« Prosélyte », c'est-à-dire païenne convertie au judaïsme au Ier siècle. Elle venait de la Grèce d'Asie et s'était installée pour son commerce à Philippes, au nord de la mer Égée. Elle devint chrétienne vers 55. Elle accueillit saint Paul qui la baptisa.

Saint Pierre d’Anagni, évêque

Issu de la famille princière de Salerne Pierre d’Anagni quitta la vie mondaine et prit l'habit bénédictin, s’illustrant par son observance monastique. Devenu évêque d'Anagni, il remplit la fonction de notaire ecclésiastique à Constantinople. Revenu dans son diocèse, il se donna à ses fidèles et pour eux bâtit une belle cathédrale.

Bienheureux Sauveur Fernandis Segui, François Bandres Sanchez, Alphonse Lopez Lopez et Michel Remon Salvador, martyrs

Sauveur Fernandis SeguiSauveur Fernandis Segui est né à Orxa dans la province d’Alicante en Espagne le 25 mai 1880. Ordonné prêtre en 1904, il exerça son ministère à Villalonga où il restaura la chapelle avec ses propres deniers et prit grand soin des pauvres et des malades, qu’il visitait régulièrement.

Au moment de la guerre civile d’Espagne en 1936, tandis que la persécution contre la foi faisait rage, il fut fait prisonnier par des miliciens, et détenu dans une prison où il rencontra d’autres paroissiens.

Il fut fusillé à Vergel au matin du 3 août 1936.

Beato Francesco Francisco Bandres SanchezFrançois Bandres Sanchez est né à Hecho dans la province de Huesca en Espagne le 24 avril 1896. Entré chez les salésiens en 1914 il y fera son noviciat et ses études avant d’être ordonné prêtre en 1922. Il sera nommé à Barcelone puis en 1927 chargé de diriger le collège de Mataro et en 1933 celui de Sarria.

          Lorsque la guerre civile éclata, il se dévoua pour mettre à l’abri tous les salésiens et confier à des personnes sûres les élèves du collège. Après s’être caché un temps chez sa sœur, il sera arrêté et exécuté.

Beati Alfonso Lopez LopezFrédéric Lopez Lopez est né à Secorun près de Huesca en Espagne le 16 novembre 1878. Après plusieurs années de vie professionnelle il se sentit appelé à la vie religieuse et rejoignit l’ordre des Frères mineurs conventuels dans le couvent de Granollers où il prit le nom d’Alphonse. Il fit sa profession solennelle en 1911 et fut ordonné prêtre la même année. Après avoir été un temps confesseur dans la basilique de Lorette, il revint à Granollers comme maître des novices, où la conduite de sa propre vie était un exemple pour tous les aspirants à la vie consacrée.

Lorsque la guerre civile de 1936 éclate et que la Fédération Anarchique Ibérique brûle le monastère de Granollers, il se réfugie chez des amis où il est arrêté avec le frère Michel Remon Salvador. Refusant d’apostasier, il sera fusillé à Samalus le 3 août 1936 après avoir crié « Pardonnez-leur, Seigneur ».

Michel Remon SalvadorEugène Remon Salvador est né à Caudé dans la province de Teruel en Espagne le 17 septembre 1907. Entré au couvent de Granollers en 1927 il fit son noviciat avec le père Alphonse Lopez Lopez. Il prit le nom de Michel et prononça ses vœux solennels en 1933. Après deux années en Italie à la basilique de Lorette il revint à Granollers en 1935.

Arrêté avec le père Alphonse Lopez Lopez, il sera fusillé avec lui après avoir refusé d’apostasier, le 3 août 1936.

Bienheureux Augustin Kažotić, évêque

Augustin KazoticFils d’une famille patricienne, Augustin Kažotić est né à Trogir en Dalmatie vers 1260. Après être entré chez les dominicains de Trogir, il complète sa formation dans leur école de Split puis à l’université de Paris où il sera formé à l’école de saint Thomas d’Aquin.

Impressionné par sa réputation d’érudit et de parfait religieux, le pape Benoît XI le nomme en 1303 évêque de Zagreb. Il s’attache alors à réformer le centre de formation et à renforcer les études liturgiques. Il fonde également une école cathédrale accueillant les étudiants défavorisés. Mais il s’oppose aussi vivement au roi Charles Robert de Hongrie et aux grands seigneurs pour défendre la population et notamment les plus pauvres, écrasés d’impôts.

Envoyé en ambassade par les évêques hongrois et croates, pour informer le pape Jean XXII (Jacques Duèze qui fut évêque de Fréjus de 1300 à 1310) alors en Avignon, de la situation critique tant religieuse que sociale qui régnait alors en Hongrie et en Croatie, il sera empêché de revenir dans son diocèse par le roi, mécontent de sa démarche. Le pape l’associera alors à la rédaction de plusieurs documents pontificaux avant de le nommer en 1322 évêque de Lucera, ville des Pouilles qui venait de se libérer de la domination sarrasine et qu’il fallait réorganiser. Augustin Kažotić s’attela immédiatement à la tâche mais mourut l’année suivante le 3 août 1323.

Go to top