Saint Tropez, martyr

Saint TropezOn doit sans doute à des marchands ou des marins pisans l’implantation du culte du saint martyr Tropez (ou Torpet) sur les bords du golfe de Grimaud.

La légende est plus loquace qui raconte comment Caius Torpetius, officier de l’empereur Néron, chef de la garde de son palais, trouva la mort, à Pise, en l’an 68. Converti par saint Paul il professa sa foi en Dieu Jésus-Christ, lors d’une cérémonie dans le temple de Diane. Ayant refusé d’abjurer malgré les menaces impériales, Néron le fit décapiter.

Comme souvent, la justification du culte local s’enrichit de détails pittoresques : sa tête aurait été recueillie par un chrétien de Pise, alors que son corps aurait été placé avec un coq et un chien dans une barque sans voile, qui, poussée à la mer, vint s’échouer sur les plages qui portent aujourd’hui son nom.

Le culte de saint Tropez protecteur des marins se développa dans toute la région. Gênes et Pise possèdent des églises qui lui sont consacrées.

Saint Pierre Liu Wenyuan, catéchiste martyr

Pierre Liu Wenyuan est né en 1760 à Kouy-Yang, capitale de la province du Kouy-Chéou en Chine, dans une famille païenne. Alors qu’il avait 40 ans, un voisin chrétien l’instruisit de la foi catholique. Il demanda alors le baptême et devint à son tour catéchiste tout en pratiquant son métier de maraîcher.

C’est la raison pour laquelle il fut arrêté une première fois en 1814, avec Joachim Ho – qui mourra martyr en 1839 -, et il fut envoyé à Pékin. Là, sa fermeté lui valut, comme à d’autres chrétiens, l’exil en Tartarie. Il y resta 17 ou 18 ans.

Pendant ce temps, la persécution s’intensifiait, en particulier à la suite de deux décrets émis en 1815, approuvant la conduite du vice-roi du Shi-Chuan qui avait fait décapiter Mgr Gabriel Dufresse ainsi que d’autres chrétiens chinois. Pierre Liu choisit néanmoins de revenir dans sa patrie.

Il fut de nouveau arrêté et, après plusieurs mois de souffrances en prison, condamné à mourir par lente strangulation, le 17 mai 1834.

Saint Pascal Baylon

Un des plus grands thaumaturges du calendrier. Deux ans après sa mort on ouvrit son procès de béatification. Fils d'un petit cultivateur, il avait été berger jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans. Il entra alors comme frère lai chez les Franciscains alcantarins. A part ses miracles et des extases continuelles, sa vie religieuse s'écoula heureuse et monotone. Il faisait ce qu'on lui disait, il allait où on l'envoyait. Il habita dans diverses villes d'Espagne. En 1570, son provincial l'envoya en mission à Paris d'où il revint l'épaule brisée, ayant été lapidé par des huguenots à Orléans.

Bienheureux Ivan Ziatyk, martyr

Bienheureux Ivan Ziatyk martyrIvan Ziatyk naquit le 26 décembre 1892 au village de Odrekhova, (aujourd'hui en Pologne). A l'âge de quatorze ans, Ivan perdit son père. C'est en 1919 qu'il entra au Séminaire catholique ukrainien de Przemysl. En 1923, après avoir terminé ses études de théologie, il fut ordonné prêtre. De 1925 à 1935, il fut préfet du Séminaire de Przemysl, mais attiré par la vie monastique il rejoignit la Congrégation des Rédemptoristes le 15 juillet 1935.

De 1941 à 1944, le P. Ziatyk fut Supérieur du monastère de la Dormition de la Mère de Dieu à Ternopil et de 1944 à 1946, supérieur du monastère de Notre-Dame du Perpétuel-Secours à Zboiska. Mais, avec la fin de la deuxième guerre mondiale, commença une période terrible pour l'Ukraine, tant pour l'Église Grecque catholique que pour la Province rédemptoriste de Lviv. Au printemps de 1946, après l'arrestation de tous les évêques catholiques, la police secrète soviétique rassembla tous les rédemptoristes dans un seul monastère où ils étaient surveillés en permanence. C’est lorsqu’Ivan Ziatik fut nommé Provincial de la Province de Lviv et Vicaire général de l'Église catholique ukrainienne que la police commença à s’intéresser à lui. Le 20 janvier 1950 on vint l’arrêter avec comme accusation : « Travaille à la promotion des idées du Pape de Rome en répandant la foi catholique parmi les nations du monde entier et en faisant de tous des catholiques. »

Après deux ans d’incarcération pendant lesquels il dut subir 72 interrogatoires musclés, il fut condamné le 21 novembre 1951 à 10 ans de prison au camp d’Ozerlag en Sibérie. C’est là que le jour du Vendredi Saint de 1952, il fut sévèrement battu à coup de bâtons, immergé dans l'eau, et laissé dehors, inconscient dans le froid. Trois jours plus tard, il succombait à l'hôpital de la prison, le 17 mai 1952.

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